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Témoignages des parents ou des enfants de leurs Expériences

Ci dessous nous donnons des récits des parents avec les enfants de la nouvelle race. Nous vous invitons à aussi nous envoyer vos expériences.

Voici un résumé de mes enfants.

Je vais m'efforcer d'en donner une version impartiale qui comprenne le positif et le négatif.

D'une manière générale mes trois enfants s'entendent bien, sont très proches et s'aiment les uns les autres. Il n'y a jamais eu de bagarres entre eux car il semble qu'ils soient capables de résoudre les conflits d'une manière raisonnable. Ma deuxième fille (10) et mon fils (6) ont quelques conflits d'importance mineure. Les enfants ont toujours été entouré de musique et d'art, ce qui est normal vu les occupations professionnelles des parents: Maman est chanteuse et artiste peintre, Papa est musicien. Les temps de TV sont limités, les jeux vidéo sont inconnus chez nous, les programmes d'éducation par ordinateur leur étant préférés, tout en étant limités dans le temps. Nous sommes fiers de voir nos enfants s'amuser dehors pendant des heures et jouer avec des bouts de bâtons, des cailloux ou des feuilles, peindre, faire de la musique ou juste apprécier la nature. La semaine dernière lors d'une promenade mon fils de six ans m'a dit: « Papa, j'aime me promener dans la nature ». Papa aime la nature et le jardinage, il leur faisait humer le parfum des roses depuis leur plus tendre âge. Ils continuent à le faire, ce qui accroît leur chi et leur énergie pranique. En y réfléchissant, je peux affirmer que mes enfants se définissent plus que tout par l'Amour, la Paix, l'Harmonie - la guerre et la haine ne sont pas une option pour eux et j'espère que cela reste ainsi. ??Nous avons éduqué nos enfants sans nous arrêter à une religion particulière, leur enseignant de s'ouvrir aux messages de leurs prophètes. Je veux qu'ils puissent ressentir leur spiritualité. Ils sont également très conscients des Maîtres ascensionnés et connaissent bien le Maître Jésus, Serapis Bey et Saint-Germain. Je parle souvent aux enfants de nos aptitudes psychiques latentes et pour jouer nous nous entraînons à communiquer entre nous par télépathie, avec des résultats qui sont en ligne avec les expériences de Carl Jung. Tous les enfants adorent cuisiner et goûter de nouveaux aliments, ils sont principalement végétariens. En ce qui concerne ce dernier point, nous connaissons les problèmes potentiels des enfants et leurs habitudes alimentaires. Depuis qu'ils sont passés aux solides nous avons décidé que nous ferions de notre mieux pour les encourager à manger ce qui était servi à table. Nous avons très bien réussi à nous y tenir tandis qu'ils grandissaient. Ils n'ont jamais été des mangeurs difficiles. Mais ils nous font savoir s'il y a quelque chose qu'ils ne peuvent vraiment pas avaler, mais c'est rare. Ils adorent la variété et préfèrent les légumes à la viande, bien que nous ne les ayons jamais encouragé à choisir. Nous leur parlons tout le temps des dangers de la nourriture pré-cuisinée et comment lire les étiquettes correctement, puisqu'ici aux Etats-Unis les fabricants peuvent impunément faire de la désinformation sur les étiquettes. Le lait aux E.-U. - à l'exception du lait strictement bio - est plein d'additifs et de traces d'antibiotiques. Le riz et le lait d'amande nous semblent une bonne alternative.

* * *

Ma fille aînée a 12 ans.

Ça a été le coup de foudre. Elle a été un bébé très bien équilibrée. Elle semblait boire et dormir sans problème particulier mais nous faisait savoir lorsqu'elle avait besoin de quelque chose. Une des caractéristiques majeures qu'elle a gardée à ce jour est sa nature très humaine, pleine de compassion (je ne saurais le décrire autrement). Une petite tendance à la jalousie est apparue lorsque sa soeur est née. Bébé, son sommeil était imperturbable en dépit des enregistrements en studio et représentations sur scène (je veux dire au bord de la scène) quand nous interprétions notre musique. Il est vite apparu que sa voix était son grand atout puisqu'elle chantait des chansons compliquées avec intensité et avec la bonne intonation à l'âge de deux ans déjà, c'est toujours le cas d'ailleurs. Elle s'est présentée dernièrement à l'audition d'une école des arts du spectacle. Sur 800 candidats - seules 128 places étaient à pourvoir - elle a été acceptée en chant (son choix d'études). ??Il lui arrive d'être impatiente et sa capacité d'attention est un peu inconstante. Bien qu'à l'école enfantine elle avait de sérieux problèmes en math, Maman a réussi à inverser la tendance lorsqu'elle a découvert une dyslexie aux nombres. Maintenant elle est l'une des meilleures élèves en mathématiques, ce qui en soit est un petit miracle.

* * *

Lorsque ma deuxième fille, aujourd'hui âgée de 10 ans

Lorsque ma deuxième fille, aujourd'hui âgée de 10 ans, est née , elle a regardé « au travers de moi », et ses yeux m'ont clairement dit qu'elle était une vieille âme. Elle est équilibre pure, l'a toujours été, et son degré de constante satisfaction est une leçon pour toute la famille. Elle possède la force, l'amour et la compassion, bien qu'avec une attitude jusqu'au-boutiste. L'oeil du tigre - mais d'une manière équilibrée et confiante. Elle aussi est chanteuse, mais tend vers la créativité manuelle telle que le design d'habits, aidée en cela par Maman, bien-sûr. Elle est gauchère et a de gros problèmes moteur révélés par ses mouvements et actions. Elle n'a pas des problèmes moteur fins, mais des problèmes d'ordre plus général. Elle a mis longtemps avant de nous montrer la droite ou la gauche et ça s'est révélé être la gauche. Mise debout devant nous, il lui arrivait de tomber soudainement - pas comme lors d'une maladie, mais plus amusant? Elle est d'une souplesse extrême tant et si bien qu'elle peut se plier comme un morceau de caoutchouc. D'une certaine manière elle est un messager, un enseignant dont la venue chez nous a pour but de nous permettre de comprendre les qualités qu'elle possède.

* * *

Mon fils est âgé de 6 ans

Mon fils est âgé de 6 ans, c'est le rapide de la famille, son surnom est d'ailleurs « busy bee » (littéralement abeille occupée). Il est trop rapide pour son bien et est très confiant. D'un caractère semblable à celui de notre aînée, nous avons été stupéfaits par ses aptitudes au langage et à la lecture. Sans exagération on peut dire qu'il a sauté de « rien » à un discours articulé et à la lecture, employant des mots largement au-delà de son âge. Au cours de ces vacances d'été, il s'est attaqué à des livres de 5ème année, à notre grande stupéfaction (il entrera en 2ème prochainement). Je me suis toujours demandé d'où il tenait ces capacités. Il semble que lorsqu'il aura grandi il deviendra un SPEAKER ; il indique clairement ce qu'il veut et ne le répétera pas une troisième fois: il estime que vous avez clairement entendu le message la deuxième, sinon la première fois déjà! La patience n'est donc pas encore une de ses vertus. Lorsqu'il était bébé et qu'il était couché dans son landau portable, il hurlait tout ce qu'il pouvait quand Maman chantait et enregistrait une chanson de film en studio. Il exigeait être pris dans les bras. Lorsqu'il obtenait satisfaction, Maman pouvait chanter sans autre perturbation.

Contrairement aux performances scolaires de Papa, il a brillamment terminé sa première année d'école, à ma grande stupéfaction - nous sommes évidemment très intéressés à voir si cela continuera l'année prochaine.

Il a un corps d'athlète, adore les sports et aime la course à pied (Papa adore courir). Il n'a jamais été capable de s'asseoir et de s'amuser seul. Il a toujours besoin de jouer avec quelqu'un. Il a un gros soucis de gestion de la colère, nous y travaillons toujours, mais voilà, Papa également. D'ailleurs quatre décennies plus tard j'y travaille toujours.

Malgré tout, notre famille a pour habitude de prendre les repas préparés par nous de A à Z. en commun, et nous restons assis et parlons autour de la table du dîner; personne ne se lève tant que la dernière personne n'a pas fini de manger ou de parler. hahaha. Voilà, c'est nous. ??L'énergie et l'ATTENTION que nous avons investi dans nos enfants est la clé de nos relations harmonieuses; l'AMOUR que nous recevons en retour comble nos vies.

* * *

L’article suivant a été écrit par la mère d’un pionnier de la nouvelle génération d’enfants, élevée dans une famille qui a su encourager ses dons et talents naturels et l’aider à développer son potentiel. Cet article a été écrit alors qu’elle était une jeune femme promise à une vie de dévouement pour l’humanité. Malheureusement une maladie mystérieuse, créé par des forces insoupçonnées, a coupé court à sa vie. Par cet article nous souhaitons rendre hommage aux âmes courageuses venues préparer le terrain pour les « nouveaux enfants » s’incarnant actuellement. La fondation Sanctus Germanus a pour mission d’aider ces enfants magnifiques et sensibles, par l’éducation, le conseil et la guérison, à atteindre la totalité de leur potentiel.

ANGELA par sa mère (1988)

Angela est un ange sous forme humaine. Bien que ne tendant pas à la grandiloquence, c’est bien le terme d’ »ange » que j’emploierai ici – d’autres mots semblables trufferont ce petit récit, le souvenir de « ce qu’elle est » étant omniprésent dans mon esprit. Elle se prépare à voyager au Costa Rica en tant que représentante des Nations Unis de la Jeunesse (United Nations of Youth).

Ceux qui la rencontrent de manière succincte – qui ignorent la vraie nature du Un avec Qui ils partagent quelque expérience – la décriront comme une personne d’une beauté physique peu commune. Depuis son enfance son épaisse chevelure rousse, ses yeux d’un bleu clair et son teint de porcelaine – mis en évidence par quelques taches de rousseur – ont suscité des commentaires.

Elle affiche une liberté de mouvement d’une telle grâce qu’elle charme toute personne amoureuse de l’esthétique et du mouvement corporel. Elle dégage une douceur qui se fait sentir tout autour d’elle. La sensibilité, qu’elle exprime dans sa vie de tous les jours, est probablement sa caractéristique prédominante : sensibilité à tout et à chaque niveau de l’existence.
Cette enfant est humaine, mais cependant elle fait preuve d’une sagesse infinie que seules les âmes les plus expérimentées et anciennes possèdent. Il s’avère qu’elle ne trouve de motivation nulle part – et partout en même temps.
Elle accède a des connaissances qui sont au-delà de la mentalité humaine. Elle cherche rarement à communiquer ce qu’elle sait – mais fait la preuve de sa sagesse dans la vie de tous les jours en refusant de vivre les non-vérités proposées (l’Univers ne requiert PAS que les écoles impriment dans la structure cellulaire humaine des données qui ne sauraient être perdues, sans utilité à la longue). Elle n’en a aucun intérêt. Ce en quoi elle s’intéresse cependant c’est de connaître le vent.
Elle est amie avec les papillons qui le lui rendent bien en se mettant à briller en la touchant. Elle est l’amie des oiseaux – des animaux – elle leur « parle » du regard, en les touchant. Elle connaît des plantes, des enfants. Elle est l’amie des bébés et les bébés savent qu’elle sait !
Une poignée de sable qui passerait entre ses doigts étincellerait d’un nouvel éclat grâce à sa fusion avec son essence.
Vous vous trouveriez dans le champ d’action de son magnétisme, qu’elle saurait discrètement déchiffrer – même non intentionnellement - la qualité de vos pensées et sentiments. Elle ne saurait avoir tort.
Elle souffre mille agonies parce qu’il n’existe pas encore de langue pour véritablement communiquer ce qu’elle sait – on ne peut apprendre d’elle que par « absorption ». Elle est confinée à la grande solitude de ceux qui sont en avance sur leur temps. Elle est grandement aimée de ceux qui la connaissent le mieux, enviée par ceux qui la connaissent moins bien. Ceux qui réalisent les souffrances qu’elle endure ont même pitié d’elle, attribuant les souffrances à des erreurs de perspective. Mais sa perspective est, au contraire, parfaitement exacte, d’où ses problèmes. Elle vient d’une autre dimension, est ici en mission qui trouvera ou non sa réalisation. Il existe l’horrible possibilité qu’elle soit arrivée trop tôt. Le lecteur aura tôt fait de conclure que je l’admire, la respecte, l’aime et l’apprécie. Ceux qui ne l‘ont jamais connue pourraient, à la lecture de ce texte, imaginer que je me complais dans une espèce d’illusion. Si c’était le cas, alors toute ma vie n’aura été qu’une farce et la recherche constante de la vérité m’aura laissée sans espoir. Je sais que c’était un grand privilège de l’avoir connue, élevée et soutenue au cours de ses préparatifs de « prise en mains » du temps dont elle disposait sur terre, que cela a permis de confirmer des mystères incommensurables. Je pense qu’il est important qu’elle puisse rester à l’écart des attentes quelconques de son entourage. Il doit y avoir un minimum d’interférence pendant qu’elle découvre ses moyens d’acclimatation sur terre particuliers. Je ne dois pas me priver de l’observation attentive de son être afin d’assurer sa liberté ; je suis très capable de jouer à l’observatrice fascinée.

Je me demande parfois si Dieu a permis que je sois en sa rare et précieuse compagnie simplement parce que je sais comment « voir » qui elle est et qu’il était nécessaire que quelqu’un traduise l’exquise émanation d’une divinité comme la sienne, en pensée compréhensible pour l’humanité.

Sans sa présence sur terre, il y aurait un certain vide spirituel ; cela signifierait que les « étincelles » du futur, qu’elle représente, auraient été rappelées dans d’autres plans, mieux adaptés à ces magnifiques possibilités!

* * *

L’histoire de mon enfance.

Je m’appelle Sandra Richmond. Je relate ma petite histoire dans l’espoir qu’elle puisse éclairer d’autres.

Mes deux parents étaient profondément sourds depuis leur enfance. Ma mère a été élevée en ville et mon père dans une petite ville en Ecosse. Ils ont été éduqués dans un système scolaire très différent l’un de l’autre. Le programme scolaire de ma mère s’appliquait à enseigner aux enfants sourds de parler, tandis que celui de mon père s’appliquait à leur enseigner à gagner leur vie, assurer un job. Je suis née alors que mon père avait 27 ans, ma mère 20.

Ma mère a accouché à la maison, avec l’aie d’une sage-femme. Au terme d’un long travail, je suis née avec ce qu’on appelle un caul/kaul (caput galeatum). Il s’agit d’une membrane qui couvre la tête et/ou le visage d’un nouveau-né. Il semblerait qu’un tel événement annonçait, dans la tradition celte, que l’enfant avait le don de seconde vue.

Mes parents étaient intelligents et généreux de nature. Ils donnaient beaucoup de leur temps à la communauté sourde de Glasgow en faisant partie pendant de nombreuses années de divers comités. Au bout du compte, mon père faisait partie du comité de gestion et pendant un certain temps ma mère était secrétaire de The British Deaf Association (association des sourds britanniques).

Ma mère lisait beaucoup. La maison était remplie de livres et de magazines. Ses intérêts personnels allaient du théâtre, aux films, de l’astrologie à la numérologie et à tout ce qui touchait aux sciences divinatoires. Nous jouions à faire semblant avec ma mère et les tâches ménagères régulières étaient fantastiques. Nous patinions à travers le sol du living, des chiffons attachés aux pieds pendant qu’elle passait l’encaustique. Lorsqu’elle chantait, nous riions, quelle cruauté. Elle riait néanmoins avec nous et continuait à chanter. Mon père était un artiste très compétent. Il passait des heures à nous amuser avec ses dessins animés, Mickey Mouse, Donald Duck, toutes sortes d’animaux et notre imagination faisait le reste en inventant des histoires et récits. Vous voyez que nous étions silencieux mais on ne s’ennuyait certainement pas.

La vie de famille était silencieuse, littéralement : pas de télévision, ni téléphone, ni radio. La famille de ma mère était peu nombreuse, mais nous les voyions assez souvent comme à cette époque ils habitaient aussi la ville. Après la naissance de mon frère, trois ans après moi, nous avons déménagé dans la ville natale de mon père. Et là nous avons vécu une heureuse enfance. La famille de mon père y habitait et mes parents avaient de nombreux amis avec lesquels nous sommes devenus proches.

Je dirais que j’ai eu une vie protégée. Mon frère et moi, enfants « sensibles », sommes devenus très proches. En tant qu’aînée je suis devenue la gardienne de tout le monde, du moins c’est ce que je pensais. Lorsque mes parents avaient de la difficulté à communiquer, I devenait leur interprète, responsabilité que je prenait très sérieusement. Je présume que la télépathie a joué un grand rôle dans notre famille. Il m’arrivait d’être effrayée/admirative de la manière dont mes parents semblaient savoir ce qui se passaient entre leurs enfants. Ma mère se plaisait à dire « j’ai des yeux à l’arrière de la tête, ne le saviez-vous pas ? », expression que j’ai souvent employé avec mes propres enfants. Cette expression peut être très utile même lorsqu’on ne comprend pas vraiment ce qu’est la télépathie. Mes parents n’avaient pas la faculté d’entendre, mais il « voyaient » fort bien.

Mon père était particulièrement patient avec moi, car il m’arrivait souvent de le réveillait la nuit pour l’informer qu’il y avait des gens qui parlaient en bas au living, d’autres à la cuisine qui faisaient à manger ou lavaient les plats, qu’un homme était monté à l’étage, mais que je ne savais pas où il était maintenant.… A de nombreuses occasions il y avait juste du bruit dans la maison, quelqu’un qui frappait, des bruits de pas, des animaux, des coups et j’avais peur. J’étais incapable de dormir dans le noir et une lumière restait toujours allumée dans le hall pour éclairer les ombres sinistres et les formes qui bougeaient. Jamais mes parents n’ont dit ces choses affreuses telles que « ne sois pas stupide », « c’est ton imagination », « tu es un problème », « grandis ». Plus tard, lorsque j’étais plus âgée, j’ai découvert pourquoi : mes parents égaient eux aussi des « sensibles ».

Bien que plus jeune que moi, mon frère était tout aussi ouvert. En regardant en arrière, je vois qu’il y avait un lien commun et solide entre nous : mon grand-père, mon père, mon frère et maintenant mon fils. Egalement entre ma grand’mère, ma mère, moi-même et également ma fille, toutes sensibles. Est-ce que nous marchons tous entre deux mondes ? Oui, c’est ce que je pense.

Souvent, alors que mon frère et moi pensions avoir des conversations privées, les parents étant sourds… pas du tout, j’ignore combien de fois Papa s’immisçait quelques secondes plus tard dans la conversation en reprenant exactement là où nous en étions, du rire plein les yeux. Il nous arrivait de nous détourner et en faisant un commentaire sur une chose ou l’autre, pensant que les parents ne pouvaient pas comprendre comme ils ne nous voyaient pas parler. Mais nous avons vite appris qu’il n’y avait aucun secret entre nous. Est-ce ce que ma mère voulait dire avec « Dieu nous a fait sourds, mais il l’a compensé par d’autres moyens, afin que de soit plus facile ».

J’avais neuf ans lorsque ma grand’mère maternelle bien-aimée est morte. Dans une vision elle est venue me l’expliquer, tout en m’assurant qu’elle serait toujours près de moi, que je la reverrais, mais pas pendant très longtemps. Elle m’a dit au revoir, s’est éloignée le long d’une rue magnifiquement claire, a pris un virage et a disparu. Le matin suivant nous avons eu la nouvelle de la mort de Grand’mère durant la nuit. Ce n’est que plus tard, lorsque adulte j’étudiais le spiritisme traditionnel, que j’ai compris le don qu’elle m’avait fait. Elle m’a montré tant la vie après la mort que le monde des esprits, tel qu’à l’époque je pouvais le comprendre.

Adolescents, avons fait des expériences de communication avec les esprits mon frère et moi. Nous avons été ravis de découvrir que cela « venait » très facilement et que ça n’avait rien d’effrayant. Nous tenions des séances avec nos amis, avons travaillé avec « l’esprit du verre » bien avant que le ouija board n’ait été commercialisé en masse. Bien que je ne le comprenais pas alors, je réalise maintenant que nous y avons appris tant de choses. Dans un des magazines d’horoscopes de ma mère, j’ai trouvé une annonce pour des cartes divinatoires. J’en ai commandé un paquet, pour découvrir que ces cartes étaient tellement limitées, que j’en retirais bien plus par moi-même. Quelles questions pouvaient bien poser des jeunes filles de 16 ou 17 ans dans les années soixante ? Les mêmes qu’aujourd’hui. Vais-je me marier, avoir des enfants, combien ? Un soir, chez un amis, nous étions six avec moi à poser ces mêmes questions. Les réponses pour moi-même ont été :

Oui, à quelqu’un du nom de Joyce, oui, deux. Ces informations se sont avérées exactes. Le nom de famille de mon ex mari est Joyce et j’ai un fils et une fille. Lorsque mon frère a eu quatorze ans, il est rentré un jour de son cours de Science pour me raconter qu’il faisait de la lévitation, avec l’accord du prof. Que le prof l’autorise m’a choqué. Nous nous moquions de nos amis que nos idées effrayaient parfois, ils ont néanmoins continué à jouer loyalement les « victimes ».

Peut-être bien que ça n’était pas vraiment choquant dans la mesure où je découvrais que ce genre d’expériences devenait de plus en plus « acceptable » dans notre culture. En Ecosse, si vous connaissiez pas de femme « qui connaît les esprits », il vous était très facile d’en trouver une. Donc de 16 à 20 ans j’ai passé pas mal de temps à consulter des voyants et des médiums qui m’ont tous aidée à me comprendre moi-même. A 21 ans j’ai rencontré mon futur mari, mon frère a quitté la maison pour servir dans l’armée britannique et se faire tuer par des terroristes en Irlande du Nord. J’ai su à l’avance, lui aussi est venu me voir en mourant. Mon enfance se terminait avec sa mort. Tout ceci forme le fondement que m’a laissé mon aimante famille.

SR, Canada

* * *

Oubliez le genre ...

Nous vivons aujourd’hui dans un monde où tout est défini, divisé, commercialisable. Des spécialistes en marketing nous disent ce qui est intelligent, sexy, quels sont les meilleurs jouets pour les enfants, quelles sont les voitures incontournables, le meilleur design pour cuisine, le bon portable, la liste est sans fin. Pour les futurs parents, ça commence avec le genre : garçon ou fille ? La plupart des parents cherche à savoir avant la naissance pour mieux préparer la chambre d’enfant. Si vous consultez n’importe lequel des nombreux catalogues de meubles, d’habits, de jouets pour bébés, vous voyez que tout est classé par couleur. Rose pour les filles – la petite princesse, tandis que le bleu est la couleur suprême pour le petit garçon. Et le bombardement médiatique pour enfants est aujourd’hui une industrie qui vaut des milliards de dollars qui commence à la conception et continue jusqu’à ce que l’enfant possède sa propre carte de crédit et passe à l’âge adulte.

Ce phénomène marketing crée également un code de conduite défini comme normal très stricte. Garçons et filles sont séparés par genre et leur comportement – préférences, intérêts et activités – est clairement défini. Tout ce qui se situe à l’extérieur pose des défis tant pour le parent que pour l’enfant. Cette ségrégation entre garçons et filles est tellement parfaite dans notre société qu’elle englobe les jouets, couleurs, activités, voire les films. Et que se passe-t-il lorsqu’un enfant ne répond pas aux critères définis par le marché ? Qui a dit que seules les filles aimaient le rose ? Pourquoi devrait-on apprendre à un garçon d’aimer ou de ne pas aimer une des couleurs de l’arc-en-ciel ? En prenant du recul on voit bien qu’il s’agit d’affectations totalement arbitraires.

Dans les Etats-Unis du 19ème siècle, les couleurs spécifiques aux genres étaient assignées de la manière suivante : rose pour les garçons parce que considérée comme une couleur féroce, un rouge délavé ; le bleu était pour les filles, considéré délicat et féminin et que le bleu était associé à la Vierge Marie. C’est un peu après la Deuxième guerre mondial qu’on a inversé les couleurs en Amérique. Le système actuel n’a que 60 ans et je pense que lui aussi sera oublié et changera.

Notre vrai défi est de comment éduquer un enfant qui défie les usages établis ? Et comment défier les usages en éduquant un enfant unique ? Prenons mon cas, nous avons un garçon de quatre ans dont la couleur favorite est le rose (puis le violet), dont l’activité favorite est le ballet et dont les meilleurs amis à l’école enfantine sont deux filles. Bien qu’il n’ait que 4 ans, il a été confronté à la critique, au ridicule et aux moqueries à cause de sa préférence pour les robes roses et le ballet. En tant que parents nous étions confrontés au défi de grands-parents qui désapprouvent sa caisse à déguisements et qui comprend des robes roses, des foulards en soie violets et des accessoires de princesse. Cette jeune âme s’exprime sans se soucier du genre, en toute pureté. Le voilà princesse enchantée en soieries, puis se retrouve petit garçon en jeans et t-shirt, sautant dehors pour parler aux enfants du voisinage. Ce dont chaque enfant a le plus besoin est un environnement où il se sent aimé, en sécurité et qui le soutient, où il peut explorer et jouer en toute liberté. Oublions les genres, car les enfants en bas âge ne comprennent pas vraiment toutes les implications. Il s’agit de petites âmes qui explorent et font miroir avec le milieu qui les entoure.

Le défi réside dans l’acception totale et sans limite de l’expression de leurs jeunes enfants, par des parents qui renoncent à imposer ou à défendre des activités ou des jouets à l’enfant sous prétexte de définitions marketing et normes culturelles du 21ème siècle. Les parents ont également la lourde tâche de dépasser leur propre éducation et préjugés et de faire l’éducation de leurs enfants par l’exemple et de faire montre de l’art de la tolérance et du non jugement.

Si les maîtres et les parents corrigent (comme par exemple dans la classe de mon fils) les préjugés d’un enfant qui se moque d’un autre garçon parce qu’il aime le ballet, il aura appris une leçon cruciale à un très jeune âge : l’acceptation de ceux qui sont différents. Si les préjugés et le comportement de cet enfant n’était toutefois pas corrigé, il aura appris que l’intolérance et le ridicule sont acceptables.

Mon fils a lui aussi une leçon difficile à apprendre : faire fi du ridicule et apprendre à défendre ses convictions, ses passions et son chemin de vie. Mon fils a failli laisser tomber le ballet en raison des graves moqueries dont il faisait l’objet. C’est en dialoguant avec lui, travaillant à renforcer sa confiance en lui face à l’adversité qu’il a finalement accepté de continuer ses leçons de ballet qu’il aimait tant.

Nous parents allons de plus en plus être confrontés à des enfants qui casseront les moules érigés en bien-fondés par la société, un nouveau genre humain va émerger, un genre qui transcende tout ce que nous avons vu par le passé. C’est la raison pour laquelle nous devons résister au piège consistant à « diriger » ces enfants. Nous devons au contraire les encourager à suivre leur propre chemin avec les bons instruments. En tant que parents nous avons également à transcender nos préjugés et limitations acquis et à évoluer autant que possible de manière à enseigner par l’exemple.

LF, Californie , E-U

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Mon fils cadet Félix

Si je voulais définir mon fils cadet (6 ans) d’un mot, je choisirais le mot « paisible ». C’était un petit rayon de soleil dès sa naissance, un petit homme adulte. 
Je me souviens du temps où il marchait et parlait à peine il faisait déjà sourire les gens. Lorsqu’en promenade dans un parc nous rencontrions de vieilles personnes assises seules, l’air tristes et introvertis sur un banc Félix courait en avant pour les rejoindre et leur « parler », on pouvait voir de loin comme ces personnes se mettaient à sourire et à s’ouvrir. Cela arrive si souvent que je pense qu’il s’est fixé lui-même une tâche personnelle, car ce n’est certainement pas moi qui l’ai encouragé à le faire. Une autre importante caractéristique est apparue lorsqu’il a commencé à rencontrer d’autres enfants, comme au jardin d’enfants. Certains garçons donnaient des coups de pieds, se bagarraient, mordaient – toutes sortes d’interactions sociales – et au bout d’un certain temps j’ai réalisé que Félix n’en faisait jamais partie. Il est certes très fort et joue volontiers aux hommes valeureux quels qu’ils soient - Robin Hood, Batman, shérif, ninja, garde forestier, sans compter qu’il possède en outre un côté chevaleresque. Il joue souvent ces rôles à la maison, avec ou sans amis et il aime se déguiser et prendre l’aspect de ces fameux héros. Mais toujours, il y a une princesse à sauver ou à protéger. Son meilleur ami doit se emmener sa sœur afin qu’il y ait quelqu’un pour qui se battre, car il n’aime pas se battre contre quelqu’un. Je présume que ces jeux de rôle lui ont permis de canaliser
ses pulsions agressives naturelles vers des activités sans danger.
J’ai réalisé cela au sujet de Félix lorsque des « mamans socialement correctes », qui jamais n’autorisaient leurs fils à jouer avec des armes, se plaignaient de leur agressivité qu’elles ne savaient pas corriger.

Eh bien, il y a quelque temps, un événement m’a laissée bouche bée. Félix et moi visitions mon amie et son fils, nous étions sur un terrain de jeu tout proche. Les enfants présents formaient un joyeux mélange de nationalités. A un moment donné, j’ai remarqué que les hurlements et les bagarres devenaient si violents que je me suis approchée pour observer des garçons de 8 ans jouer à « l’exécution ». Ils tenaient une victime et lui tiraient dans l’oreille.

J’étais si choquée et franchement sans savoir comment réagir ; j’ai fini par leur dire à quel point c’était douloureux et dangereux de porter des coups aussi féroces aux oreilles. Je n’osais pas en faire plus car leur mères étaient là et qu’à l’évidence n’en avaient cure. Je me demandais où était Félix, je l’ai trouvé quelque temps après assis dans un arbre, en train de manger une pomme. Il avait décidé de ne pas faire partie du jeu. Sa nature naturellement paisible l’avait emporté.

GT, Bavière, Allemagne

* * *

Notre fille Paige

Notre fille Paige est née le 17 janvier 1999. Elle était un bébé heureux, entouré de l’amour de ses parents âgés. Elle a toujours été satisfaite du monde et de son interaction avec d’autres personnes. Lorsqu’elle avait moins d’un an, les gens me disaient qu’elle semblait regarder à travers eux. Lorsqu’elle a eu 4 ans elle m’a annoncé qu’elle n’était pas comme les autres. Je lui ai demandé ce qu’elle entendait par là. Elle m’a raconté ce qui s’est passé alors qu’elle assistait à un récital de danse. Un homme assis devant elle lui bloquait la vue, alors elle a simplement regardé « à travers sa tête » pour voir les danseurs. Dernièrement Paige m’a informée qu’elle avait à plusieurs reprises vu un homme de grande taille, habillé d’une robe blanche, noire et rouge, se promener sur notre terrasse.

Je l’ai questionnée il y a quelques jours au sujet de sa capacité à voir à travers les choses. Le faisait-elle toujours ? Elle m’a dit que parfois elle en était capable, parfois pas. Elle m’a également dit que j’étais un père bizarre, parce que je la croyais lorsqu’elle me racontait ces choses, à l’inverse de sa mère.

La caractéristique la plus frappante est l’aptitude de ma fille à percevoir et faire des commentaires au sujet de choses qui semblent bien au-delà de son jeune âge. Il y a un mois nous étions à l’aéroport de Denver. Elle et moi sommes aller acheter 3 cônes de glace et une bouteille d’eau. Le total faisait 16.73 $. En retournant vers notre porte d’embarquement elle m’a dit que dans cet endroit, seul l’argent comptait.

Son humeur peut parfois être des plus féroces, mais il s’apaise heureusement aussi rapidement qu’il explose. Cela contraste avec son côté aimant, caractéristique dominante de son tempérament spirituel et psychologique.

Ma femme – chrétienne pieuse interconfessionnelle – a emmené Paige à l’église où ils ont vu une femme souffrant d’un cancer du visage. L’ayant vu, Paige s’est tournée vers sa mère en lui disant qu’elles devaient prier pour elle. Au travers de sa mère et de l’enseignement religieux qu’elle suit à l’école du dimanche elle baigne dans un Christianisme traditionnel.

Cela ne m’inquiète pas car je suis certain qu’en mûrissant ses croyances spirituelles s’élargiront.

Elle n’a aucun problème à l’école. Il m’arrive toutefois d’apprendre qu’elle est parfois un peu bavarde.

Elle excelle dans les arts et la musique. Ses résultats scolaires dans les branches qu’elle trouve moins intéressantes sont cependant corrects.

Ma femme et moi croyons en la réincarnation et en l’existence éternelle de l’âme ; c’est donc avec humilité que nous acceptons l’honneur d’avoir pu amener un tel être à s’incarner physiquement. On m’a signifié que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas séjourner sur le plan physique. On ne peut que s’interroger sur ce qu’une entité, aujourd’hui Paige, a bien pu faire durant ce laps de temps. Tout en ayant hérité quelques-unes des caractéristiques de ses parents, elle a assurément sa propre individualité. Nous sommes heureux que Paige ait la certitude qu’elle a sa place ici, en ce moment, et qu’elle n’a pas eu à souffrir de la gêne psychologique dont souffrent certains de ses contemporains.

SM, Dakota du Sud , E.-U.

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Fred : transition vers un nouveau lignage

Fred a 26 ans aujourd’hui. Je suis profondément conscient qu’il est la réincarnation d’une vieille âme sage, il est aimé de tous ceux qui croisent son chemin. Il a un charme et une aisance inouïs dans ses rapports avec les gens. Il aime l’harmonie et la paix.

Je sais qu’il pense différemment, que son cerveau est branché autrement. Je le comprends aujourd’hui grâce aux informations qui transparaissent concernant les nouveaux enfants. Je pense que Fred n’est ni un enfant indigo, ni un enfant cristal, mais je crois qu’il fait partie des nombreux enfants de sa générations qui forment la transition vers un nouveau lignage. Un enfant qui a dû jouer d’après les règles d’une génération plus ancienne, non équippée pour s’occuper d’enfants ayant des aptitudes d’assimilation différentes.

Ce qui fait penser qu’il appartient à un nouveau lignage sont ses notions de temps, d’espace et de raisonnement logique qui sont tellement différentes de celles des générations précédentes.

Dernièrement, lors d’une soirée pluvieuse, nous avons fait 4 tours de Mastermind. Son processus de déduction fonctionne totalement différemment du mien, à tel point différent que ni l’un ni l’autre ne comprend les déductions logiques de l’autre ; nous arrivons toutefois au résultat final avec à peu près le même niveau de succès, voire score égal. Si nous avions continué, il m’aurait battu au 5ème tour, sa méthode étant plus efficace que la mienne. Fred n’a aucun sens du temps et se présente souvent en retard à ses rendez-vous. Il vit avec bonheur dans le moment présent, et entraîne les autres à faire pareil.

Fred a un sens de l’espace très personnel. Il trouve très rapidement les 8 erreurs dans les dessins qui font appel au sens d’observation ; il a une mémoire photographique et remarque des détails que les autres ne voient pas. En écrit il est toutefois confronté à un problème d’espace, (on a très tôt diagnostiqué une dyslexique). Mais il est imbattable en visualisation, mis au défi il activera automatiquement sa créativité non linéaire. A sa famille et à ses amis il laisse des messages sous forme d’icônes. Lorsqu’il était enfant, les « lego » lui permettaient d’exprimer cette créativité des heures durant : mélangeant des pièces de l’âge interstellaire à des châteaux du Moyen-âge, des grues « Technik » aux chevaliers ; en ce faisant il défie les règles de temps et d’espace de la génération précédente.

Il a de grandes aptitudes sociales ; il sait comment faire pour rendre les gens confortables. Petit garçon, il conversait longuement avec les commerçants et ouvriers qui interrompaient leur travail pour lui expliquer comment les choses fonctionnent. Je me souviens avoir vu un technicien des télécommunications descendre de son poteau et passer 10 minutes à expliquer les choses à cet enfant de 5 ans curieux; un employé de la voirie lui a fait voir le mécanisme de la benne, lui montrant comment il ramassait et ensuite reversait le contenu des poubelles. Un de ses oncles a passé des jours entiers sur les champs de bataille de Waterloo en Belgique pour lui décrire les mouvement de chaque armée, la stratégie de chaque général. Et il est capable de restituer ces explications n’importe quand, pour autant que vous ayez le temps et le degré de concentration nécessaire à suivre ses explications longues et détaillées. Depuis l’adolescence, Fred a la capacité à mobiliser en un clin d’œil d’autres adolescents pour leur faire faire une activité de groupe, ce qui n’est pas une mince affaire avec des jeunes ! Aujourd’hui encore, ces jeunes l’appellent pour qu’il leur organise des activités !

Eduquer Fred a été un très grand bonheur, depuis sa naissance jusqu’au début de l’école primaire… puis les choses ont changées du tout au tout. Tous les soirs les devoirs scolaires étaient un calvaire et il avait besoin d’appuis pour avoir des notes suffisantes. Il se retrouvait régulièrement en retenue parce qu’il rêvassait en classe ! Imaginez un peu ! Les carnets scolaires étaient remplis de remarques signifiant qu’il aurait pu en faire beaucoup plus. Tout en s’excusant auprès de moi, les professeurs disaient que c’était un enfant tellement gentil, mais…. Le système a complètement échoué avec lui, en fait il ne lui convenait pas du tout.

A 13 ans on a diagnostiqué chez lui un trouble du déficit d’attention TDA. Etait-ce vraiment cela ou était-ce le début d’une volonté d’étiqueter les enfants non conformes aux critères de l’école ? Un rêveur avec un TDA ? Fred a catégoriquement refusé de prendre quelque pilule que ce soit sensée soigner le TDA et j’ai respecté sa décision. Avait-il un TDA ou n’était-ce qu’un garçon dont l’énergie nerveuse avait besoin d’un exutoire physique ? Lorsqu’il devenait trop turbulent à la maison, je l’envoyais courir trois fois autour de l’immeuble, ce qui avait, pour lui et pour moi, un effet positif immédiat : il se calmait en dépensant physiquement son trop-plein d’énergie et moi j’avais eu le temps de me calmer aussi. Mais apparemment les professeurs ne pouvaient pas accepter cette approche.

Fred a changé d’école cinq fois jusqu’à ce que je trouve un endroit lui permettant d’être lui-même, charmant, créatif, rêveur, mais suffisamment intelligent pour apprendre, bien intégré pour révéler sa vraie nature, celle d’un jeune vif, chaleureux et aimant. Sa manière d’apprendre était juste différente. Les écoles pour sa classe d’âge étaient organisées pour enseigner de manière linéaire, insistant sur l’apprentissage par cœur mais négligeant un enseignement basé sur la compréhension du sujet traité. Voilà la structure ; donc tous les enfants qui ne correspondaient pas au moule établi devaient trouver d’autres solutions, respectivement leurs parents, sous faute d’échec. Fred a fait 8 séances avec un psychologues lorsqu’il était au gymnase. Ce dernier lui a fait passer des tests pour identifier la manière d’apprendre de Fred, puis lui a donné quelques trucs sur comment étudier. Ce fut très utile et cela l’aide aujourd’hui encore. Mais ce fut le résultat d’une décision parentale, pas d’une initiative scolaire.

Je vivais un véritable cauchemar les mois d’octobre, lors des réunions parents/enseignants. Il m’incombait alors « d’enseigner » aux professeurs la manière d’apprendre de Fred: au moyen d’histoires racontées, et non au moyen de manuels ; par le biais d’une compréhension de la situation, non en apprenant par cœur. C’était difficile pour tout le monde vu que le système scolaire n’était pas fait pour ce genre d’apprentissage. Je connaissais d’avance les résultats de Fred ; apprendre par cœur : insuffisant ; épreuves demandant une bonne compréhension, de la stratégie, causes et effets : brillant. Il pouvait être reçu ou recalé en toute matière en fonction de l’appréciation des professeurs. En ce qui concerne le travail, le défi continue. Malgré qu’il excelle dans ses fonctions au service à la clientèle, les limitations du temps pour chaque appel le frustre, car il sent que les scénarios visent à se défaire du client le plus rapidement possible plutôt que de l’aider à s’orienter au mieux ; tout ça pour satisfaire aux statistiques.

Ferais-je les choses autrement aujourd’hui ? Vous pouvez en être certains. Dans sa classe, Fred n’était pas le seul dans son cas ; il y en avait environ 20% dans sa classe. Si je devais recommencer, je chercherais 1) à comprendre dès son plus jeune âge comment mon enfant apprend ; 2) à avoir une vision détaillée des méthodes d’enseignement de l’école où il pourrait aller en classe et 3) de prendre le temps d’étudier toutes les méthodes d’enseignement alternatives disponibles dans les environs ; 4) ferais confiance à mon instinct et en particulier à celui de mon enfant. J’ai agi dans le bon sens lorsque je changeais de professeur ou d’école quand ceux-ci ne convenaient pas à mon fils, et cela jusqu’à ce que le choix soit correct ou du moins convenable. C’est sa personnalité qui a « sauvé » mon fils, il arrive à susciter le meilleur des gens, en ce sens il a bénéficié d’une plus grande tolérance et acceptation. J’en suis immensément reconnaissant !

MR, Montréal , Canada

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Dites « Non » à la Ritalin

En attendant la naissance de notre enfant, tout ce que nous souhaitions était un bébé en bonne santé qui aurait l’opportunité de mener une vie normale, à l’abri de toute maladie sérieuse. Lorsque le jour est finalement arrivé, j’ai soigneusement contrôlé le petit corps de mon fils, compté les doigts et orteils, et fut comblé de voir qu’en effet mon souhait avait été exaucé. Ce garçon a grandi comme n’importe quel autre enfant en bonne santé, explorant le monde autour de lui à sa manière joyeuse. Lorsque il a commencé à fréquenter l’école et son système scolaire, les mauvaises nouvelles ont commencé à arriver. Tous les jours ou presque nous avions un mot de la maîtresse d’école enfantine disant que notre fils se comportait mal, qu’il touchait les autres enfants avec ses mains (ce qui dans son école semblait être un « crime » sérieux). J’ai fait de mon mieux pour coopérer avec la maîtresse, mais j’avais du mal à régler des problèmes que je n’observait pas à la maison. Lorsque la maîtresse nous a ordonné de soumettre notre fils à une expertise psychiatrique, j’ai vu rouge. Elle insinuait déjà que mon fils souffrait d’un soi-disant TDA ou syndrome d’hyperactivité et de manque d’attention, ce que le médecin, désigné par l’école, a confirmé. L’étape suivante, déjà tracée par les officiels de l’école, était de faire prendre de la Ritalin à notre fils, avec pour objectif, que ce médicament rende notre fils plus conforme aux exigences de l’école et de la maîtresse.

Jusqu’ici j’avais mis la meilleure volonté à coopérer avec l’école, mais là c’était trop, j’ai donc pris les choses en mains. J’ai suivi les conseils de l’école en ce sens que j’ai fait évaluer mon fils par deux psychiatres indépendants, dont un consultait à l’université locale, l’autre s’étant déplacé à la maison, dans un environnement sécurisant pour mon fils, où il se sent aimé et où il est heureux. Les deux évaluations ont été négatives en ce qui concerne le TDA ou le ADHD. Notre enfant était en bonne santé, l’hyper activité provenait simplement de son désir de découvrir le monde autour de lui. Elle se manifestait généralement lorsque l’école lui demandait de refaire encore et encore les mêmes devoirs – en bref, lorsqu’il s’ennuyait en classe, il cherchait alors d’autres moyens de se « divertir ».

Au début de la nouvelle année scolaire, j’ai amené les évaluations au bureau de l’école en les accompagnant d’un mot disant « toute suggestion de la part de l’école de soumettre mon fils à un traitement médicamenteux afin que les professeurs aient la vie plus facile en classe sera poursuivi en justice pour discrimination et harcèlement d’un jeune enfant ». La portée de cette phrase a été magique : nous n’avons jamais plus entendu parler de Ritalin ni d’autres substances.

J’étais alors activement impliquée dans les travaux de classe de mon fils. J’ai travaillé un jour par semaine comme volontaire durant une année et ai pu observer directement la différence qu’une petite pilule de Ritalin pouvait faire dans la vie d’une enfant. J’ai ainsi pu observer un garçon particulièrement actif, un très bel enfant qui semblait toujours avoir des tas de questions à poser au professeur. En ce qui me concerne, je j’aimais beaucoup. Ses questions étaient intelligentes, elles exprimaient la curiosité d’un enfant pour le monde environnant. Mais l’enseignant n’avait pas le temps pour répondre aux questions intelligentes de quelque enfant que ce soit ; elle a donc réussi à convaincre la mère de faire prendre à son fils le médicament contre lequel j’avais tant lutté. Je voyais la différence lorsque l’enfant prenait la Ritalin ou non. Lorsqu’il le prenait, il était comme un zombie au milieu des autres enfants. Il n’y avait aucune question, il semblait en fait totalement absent de tout ce qui se passait en classe. On lui disait de s’asseoir, il s’asseyait, tel un chien drogué. J’étais horrifié par ce que je voyais, mais comme la mère avait donné son consentement, je ne pouvais rien faire pour aider ce garçon.

J’ignore ce qu’il est advenu de cet enfant car j’ai sorti mon fils de ce système scolaire dès que j’en ai eu la possibilité. J’ai mis mon fils dans des écoles privées choisies avec soin, où les enfants recevaient une attention individuelle visant à développer au maximum leurs talents naturels et où le degré d’investissement de l’école était en adéquation avec le désir d’apprendre de chaque enfant.

Aujourd’hui, dix ans après avoir été confrontés au problème d’étiquettage TDA/ADHD de notre fils, il a été qualifié d’une nouvelle étiquette : celle d’enfant le plus talentueux de sa classe. Il a été invité à participer à des activités auxquelles seuls 1% des jeunes de la nation « les plus talentueux inter pari » sont invités chaque année. A ce jour il a gagné tellement de prix et de certificats élogieux, de quoi remplir un classeur épais. De plus il est aimé et respecté par ses amis et ses professeurs. Chaque fois qu’il ramène une autre distinction pour ses exploits scolaires je me demande ce qu’il serait devenu si j’avais suivi la demande de la maîtresse d’école enfantine. Aurait-il jamais été capable de faire ce qu’il fait maintenant ? Et qu’est-il arrivé au petit garçon aux cheveux blonds bouclés, aux yeux bleus brillants, au beau visage exprimant tant de curiosité ? Je n’aurai jamais de réponse à ces questions ; je sais en revanche que la meilleure décision que j’aie prise en tant que mère a été l’interdiction faite aux écoles de soumettre mon fils à la Ritalin.

ABP, Illinois, E.-U.

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Observations personnelles concernant ces nouveaux enfants.

Mes deux enfants ont 15 mois d’écart. Ana a maintenant 7 ans, Jai en a 6. Lorsque j’interagis avec leur personnalités, que j’observe leur manière de penser et de ressentir, vois ce qu’ils estiment le plus important dans leurs vies, je ressens souvent (comme la plupart des parents) un « hmm ? » quand je cherche à imaginer ce qui les motive. Comme la plupart des mères je veux leur offrir l’environnement juste qui permettra à leurs esprits de s’épanouir. Je cherche à réaliser cela en continuant à m’interroger sur leurs vrais besoins, cherchant à comprendre ce qu’ils cherchent dans la vie, ce qui est important pour eux et pourquoi. Alors que mes aptitudes à les « cerner » augmentent, je trouve que ces deux enfants ne sauraient être plus différents l’un de l’autre. Pas uniquement dans leur manière d’interagir et dans leurs personnalités. Dans nos interactions journalières il m’apparaît comme évident qu’il y a quelque chose d’entièrement NOUVEAU chez mon fils qui n’est (pas encore) là chez ma fille. Elle est en train de développer ce que lui est déjà en train de vivre. Qu’elle est cette chose ?

En cherchant à expliquer ce qu’est cette NOUVELLE chose, il est important de souligner qu’il s’agit de quelque chose qui doit être vécue, qui est plus de l’ordre du ressenti, du sentiment intuitif plutôt que de quelque chose qu’on peut saisir et chercher à comprendre par la logique....

20 mars 2000. Il serait peut-être adéquat d’étudier mon fils du point de vue d’un astrologue, avec pour outils les étoiles, afin d’expliquer sa manière unique d’exprimer un nouveau pattern énergétique.
D’après ce que je sais de l’astrologie (ce qui est fort peu), il est né le 20 mars, jour très spécial du point vernal, au cours d’une pleine lune de l’an 2000. Certes. Ce que je perçois de NOUVEAU n’est peut-être que personnel à mon fils, un pattern énergétique dont il serait l’unique porteur. Mais mon intuition me dit que non. Je pense qu’il fait partie de ces nombreux nouveaux enfants qui naissent maintenant, tous porteurs d’aptitudes peu communes, d’intérêts et de talents développés, d’une certaine manière, avant leur naissance. Il se peut que tous ceux de sa génération sont exceptionnels, d’une certaine manière. Bien que né un jour particulier, je pense néanmoins qu’il n’est pas tellement différent de ceux de sa génération, il n’est qu’une des nombreuses graines de « nouveaux » enfants […]

Voici quelques histoires concernant mon fils Jai.

Un jour nous discutions de l’expérience qu’il avait retenue de sa naissance, chose qu’il a traité de fait avéré. En fait, il a abordé le sujet tel que le ferait un adulte, dans le genre : « ll serait temps de discuter de quelque chose qui me tracasse depuis longtemps… », « Maman, lorsque je suis né, pourquoi ne m’as-tu pas attendu ? Pourquoi étais-tu si pressée ? » Surprise par la précision de la question, je lui ai dit qu’en effet, j’étais pressée au cours de l’accouchement. Les infirmières me disaient d’intensifier la poussée en me roulant d’un côté à l’autre. Bien que j’aie suivi leurs instructions j’avais le sentiment que ce n’était pas juste, qu’au contraire j’aurais dû ralentir le processus de l’accouchement au lieu de l’accélérer. J’avais l’impression de devoir attendre l’avènement de quelque chose d’important, et que lorsque cette chose importante serait advenue, alors seulement c’eût été le moment de continuer. Mais je n’avais pas le courage, à l’époque, de tenir bon, de respecter ce que je ressentais, et j’ai juste fait ce que les infirmières me disaient de faire et j’ai accéléré le processus de l’accouchement en me roulant d’un côté à l’autre. Cet événement particulier a eu pour effet étonnant de me permettre de lui poser la question concernant son expérience (ces enfants vous offrent des opportunités, mais vous devez saisir les occasions qu’ils procurent… en général ils ne vous parlent pas spontanément de leurs expériences personnelles à moins que vous ne leur en parliez). Profitant de l’opportunité qu’il m’offrait je lui ai demandé s’il pouvait m’expliquer de son point de vue ce qui s’était passé au cours de sa naissance. Bien qu’il n’avait que 6 ans lorsque nous avons eu cette conversation, il a pu me décrire, comme si ça avait eu lieu hier, exactement ce qui s’était passé lorsqu’il a pris pied sur notre plan terrestre en tant qu’esprit. Il m’a raconté son « voyage » en me décrivant ce qu’il avait vu et ressenti en se dirigeant vers la Terre sur un rayon de lumière bleue, comment il avait été attiré dans ce que j’imagine être des vortex énergétiques, les sensations qu’il avait vécues en virevoltant à travers les différents étapes de l’entrée. Tout se passait bien durant ce processus jusqu’à ce qu’il n’atteigne une « zone effrayante » située près de la Terre. Il dit avoir soudainement eu peur lorsqu’il est arrivé dans cette énergie. Puis il m’a expliqué qu’en entrant dans cette « zone effrayante » il aurait voulu disposer d’un peu de temps pour trouver des amis dont il savait qu’ils l’attendaient pour l’aider à passer cette zone, mais comme j’étais trop pressée, il n’a pas eu le temps de les trouver. Je lui ai demandé s’il était arrivé sur Terre tout seul ou s’il y avait des anges ou des aides pour l’aider. N’allaient-ils pas traverser la « zone effrayante » avec lui ? Puis il m’a dit qu’en approchant la Terre (avant la zone effrayante) il était en conversation avec le Bouddha. Il a ajouté que c’était à ce moment que le Bouddha lui avait dit qu’il l’avait « choisi comme son fils ». Jai disait souvent avec une certitude et une conviction absolue qu’il était le fils de Bouddha. Puis, revenant à son expérience et au début de notre conversation, il m’a dit qu’en approchant de la Terre, il s’attendait à rencontrer d’autres « amis » mais que je l’avais pressé et qu’il n’avait pas eu l’opportunité de se présenter à ceux qui étaient déjà là. En conséquence, il allait devoir chercher ces amis dont il ne savait pas où ils habitaient, chose beaucoup plus difficile à accomplir avec un corps qu’en étant esprit, qu’il n’était qu’un petit enfant. Que ça aurait été tellement plus facile si je l’avais simplement attendu. Son récit a éveillé en moi des vagues de compassions, et de réalisations… j’étais gênée par les dégâts occasionnés à ceux qui nous aident depuis le plan spirituel par le fait d’avoir été pressée. Si le fait de pousser plus vigoureusement afin d’accélérer la naissance de mon fils provoquait autant de perturbations au voyage vers sa nouvelle incarnation de mon fils, je n’osais pas imaginer les dégâts causés chaque jour en ne prêtant pas attention au timing divin, au déploiement naturel du Plan. J’ai alors fait la promesse à mon fils d’écouter plus attentivement, de « ralentir » quand il le fallait. Cette histoire illustre comment ces enfants créent le changement en nous. Si nos interactions avec ces enfants sont faites en toute honnêteté et humilité, rien qu’en écoutant leurs histoires, en répondant à leurs questions de manière authentique, en les observant vivre leurs vies à leur manière, on peut faire l’expérience étonnante que leur présence seule crée ce « hmm ? » en chacun de nous. Rien qu’en ouvrant nos esprits à observer la vie sur Terre à travers leurs yeux peut donner lieu à de grands changements dans notre manière de penser. Nous sommes amenés à évoluer rapidement dans notre cheminement spirituel rien qu’en écoutant leurs histoires et en prenant au sérieux les questions qu’ils ont le courage de nous poser. Partager leurs expériences (telles qu’ils les vivent), en respectant leurs croyances basées sur leur vécu spirituel - comme quoi le physique est une expression authentique du spirituel - est encore une autre manière de provoquer le changement dans notre manière de penser. Voici un autre exemple, du temps avant la naissance de Jai.

Comment mon fils a choisi son prénom: de nombreuses mères vous le diront : lorsqu’une femme est enceinte et que le couple veut choisir des noms pour leur futur enfant, certains noms semblent « justes ». Par exemple, lorsque nous choisissions un nom pour notre fille, nous regardions la liste des saintes catholiques, et Ana ou Anna revenait sans cesse, seuls, ou en combinaison avec d’autres noms tels que Brianna, Arianna. Tout en révisant ces noms, j’ai acquis la certitude que l’enfant que je portais serait simple, non compliquée, congruente. Nous avons donc choisi la simplicité. Du fait du milieu latino de mon mari, nous avons choisi quelque chose de simple avec une orthographe latine, Ana. Comme deuxième prénom il semblait que Marie sonnait juste, également pour honorer la longue lignée de Marie du côté de ma famille de France. Ainsi ce fut Marie. Simple, facile.
Avec mon fils, toutefois, j’étais déjà enceinte de 8 mois que nous n’avions toujours pas trouvé de nom qui semblait juste. Nous avons cherché parmi tous les noms de saints, rien ne semblait jouer. Avec le sentiment d’urgence grandissant, nous avons commencé à envisager la pratique actuelle qui consiste à donner des noms d’endroits aux E-U… ou de chercher parmi les noms des amérindiens ; noms latino… toujours rien. Paniquée (les femmes enceintes de 8 mois ont parfois des accès un peu excessifs) je me suis stressée à l’idée que notre fils allait naître sans nom (je savais que ce serait un garçon ayant fait des ultrasons). Alors, j’ai demandé (ou plutôt ordonné) à mon mari de faire une liste de toutes les personnes qu’il rencontrait au cours de ses voyages autour du monde, des endroits qu’il aimait, etc. Il a fait de son mieux et de temps en temps, lorsqu’il me montrait le résultat, j’espérais progresser dans ma recherche. J’ai toutefois commencé à vraiment paniquer lorsque j’étudiais tous les noms de la liste… et que rien ne semblait convenir. L’étude de la liste générait encore plus de panique car je sentais que je n’avais aucune piste qui m’amènerait finalement à trouver ce qui s’avérerait juste.
Totalement frustrée et désespérée j’ai fait une grosse prière à Dieu, à tous les anges et à tous ceux auxquels je pouvais penser, et particulièrement à mon fils, avant d’aller au lit. « Fils, révèle-moi ton nom ! »
Vous n’imaginez pas ma gratitude cette nuit-là lorsque la réponse m’est venue tout doucement. J’ai eu un rêve en réponse à ma prière. Dans mon rêve je me trouvais dans un endroit inconnu… une sorte de temple bouddhiste ou un monastère. Il y avait un petit garçon qui jouait à cache-cache avec moi, et je savais que c’était mon fils. Il m’a finalement laissé l’apercevoir alors qu’il était caché derrière une statue de Bouddha. Avant qu’il ne s’enfuie à nouveau j’ai très vite demandé, « quel est ton nom ? » Il a répondu : « Moi Jai ». Et il s’est caché à nouveau. Je me suis réveillée tout soudain et ai regardé la liste de mon mari : ce nom y figurait. Un des endroits favoris de mon mari dans le monde est le Taj Mahal, mais il n’aime pas le nom de la ville proche qui est Agra. Il pensait toutefois que Jaipur était un nom intéressant, il l’a donc ajouté à la liste, pour qu’il se souvienne du Taj. Soulagée par cette confirmation, j’ai entouré le Jai du mot Jaipur et essayé de réveiller mon mari… qui m’a dit « génial, raconte-moi ça demain matin… ».
Evidemment je suis restée éveillée le reste de la nuit, fêtant ma bonne fortune. Lorsque j’ai finalement eu l’opportunité de partager mon rêve avec mon mari Dave, il a agit comme s’il avait déjà été au courant, nous étions donc au bout du processus de recherche. Par la suite, Dave a correspondu avec des amis Chinois en leur racontant que nous avions finalement choisi un nom. Un de ces amis lui a dit que « Jai » signifie « fils de » en mandarin. Voilà, Jai David, « fils de David ». Plus tard, lors d’une conversation avec des Indiens que nous avions rencontré à l’étranger, nous avons demandé : « que signifie Jai en hindi ? » Ils nous ont dit qu’il s’agissait d’un mot sanscrit qui n’avait pas vraiment de traduction anglaise. Ils ont cependant essayé de décrire sa signification avec le plus de précision en disant : « souvenez-vous, dans le film du Seigneur des anneaux, lorsque Frodon jette l’anneau dans le feu avec l’aide du Gollum, l’instant où l’anneau atteint la lave… ça c’est jai. Cela symbolise la victoire finale de la vérité sur l’illusion, du bien sur le mal, l’amour conquiert tout. Et Jaipur est la ville où fut gagnée la victoire de l’illumination sur le non-respect des lois. Lorsque la ville fut bâtie, ça a donné lieu à une période de progrès et de grande inspiration. Bien entendu, après toute période d’inspiration le déclin finit par s’installer, la ville a perdu de son lustre pour devenir ce qu’on peut voir aujourd’hui… le témoin d’un passé glorieux. Vous comprenez, l’instant jai doit être maintenu par un chef puissant capable de laisser le flux d’énergie de l’illumination couler librement afin de pouvoir évoluer. Ils nous ont ensuite expliqué qu’en choisissant lui-même son nom, Jai porte en lui le pouvoir et la responsabilité de changer dans le monde le mal en bien. Il aura la persévérance nécessaire pour nous guider à travers les changements que l’humanité traversera lorsque le monde basculera dans une nouvelle ère.

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Signification du nom de notre fils Jai en langue thaïe

Nous visitions des sites en Thaïlande avec Jai qui avait 3 ans. Nous aimions visiter les temples de Bangkok en touristes. Nous les visitions comme si l’objectif était de voir combien de temples nous étions capables de voir en une heure. Marchant d’un bon pas nous étions souvent retardés par Jai qui nous arrêtait sur les marches « entre deux niveaux » parce qu’il voulait « lire » les images. Comme la plupart des touristes qui ignorent ce qui se passe, nous voulions juste voir la ménagerie sacrée des éléphants, lions, tigres et ours qui semblent entourer les figures sacrées de Bouddha, située aux différents niveaux de ces temples. Mais Jai ne s’intéressai pas du tout à ces niveaux « vitrine ». Il voulait juste « lire » les images sur les murs des escaliers (là où des fresques murales racontent en image des histoires sacrées de franchissement de « niveaux »). C’était comme s’il avait déjà vu tout cela avant. Bien que j’avais reçu son nom au moyen d’un rêve où il se cachait derrière une statue de bouddha, j’étais néanmoins frappée qu’il semblait comprendre tout ce qu’il voyait. Il n’avait que 3 ans. Comment était-ce possible ? Toute catholique que j’étais, je commençais à croire à la possibilité de la réincarnation. Comment expliquer cela sinon ? Il n’avait pas encore le langage pour en parler, mais on voyait dans ses yeux qu’il comprenait tout. A un moment donné, il a refusé d’avancer alors que la famille se dépêchait de grimper les escaliers afin d’atteindre le niveau suivant. Il était immobile et j’ai senti « c’est très important pour lui, laissons-le seul ». Message de l’esprit […] J’ignore comment, mais il comprenait tout… il demandait quels étaient les noms et mots qui correspondaient aux « images » qu’il voyait sur ces murs. C’était également en Thaïlande que j’avais reçu cet autre morceau d’information dont j’ai parlé plus haut concernant la signification du nom de Jai. Plus tard au cours de ce voyage, notre départ de Bangkok a été retardé. Nous nous sommes retrouvés largués à l’aéroport de Bangkok parce que le vol pour Bali puis Dili avait été annulé. Avec 6 heures d’attente et deux enfants nous avons passé beaucoup de temps dans la librairie de l’aéroport, à l’écart de la foule. Tout en examinant les livres, j’ai vu un bouquin dont le titre était « Heart Talk... How to Master the Use of Jai in the Thai Language » (Histoire de cœur… comment maîtriser l’emploi de Jai dans la langue thaïe). J’ai évidemment saisi le livre, l’ai acheté et lisais ce qui était écrit concernant la signification du nom de Jai en langue thaïe dès que j’en avais la possibilité (à l’aéroport, dans l’avion). Jai signifie littéralement « qui vient du cœur » ou « sincère ». En langue thaïe, lorsqu’on exprime une émotion, ce n’est qu’une émotion… dans ce cas, la « sensation » en est le résultat, la réaction à un événement, la réponse à autre chose. Il s’agit de la réaction à un événement interne ou externe. L’émotion est là parce que le corps vous informe de prêter attention à quelque chose autour de cet événement, il vous informe en colorant l’expérience d’une tonalité sensorielle, ce qui informe sur la cause apparente de la réaction émotionnelle. Prenons un exemple : vous êtes en colère parce que la feu de signalisation est au rouge. Vous ressentez de la joie parce que votre ami s’est souvenu de votre anniversaire. Voilà comment la plupart des « ressentis » sont décrit en langage thaï.
Cependant, chaque fois que le cœur est en cause et qu’une sensation en découle, elle est considérée comme la « cause » et non le « résultat ». S’il s’agit d’un mouvement du cœur… il est sincère. Chaque fois que cela arrive, ça devient une phrase jai. Ainsi, en langue thaïe vous pouvez prendre une expression qui normalement servirait à décrire un état émotionnel, puis y ajouter le jai approprié à l’expression pour lui donner un sens beaucoup plus profond, plus fondamental. Dans le cas de la colère, par exemple, une colère sincère génère une envie passionnée de justice. Dans celui de l’ami qui se souvient de votre anniversaire, il s’agit d’une expérience sincère d’amour profond et de gratitude. Une expérience jai modifie l’expérience du feu de signalisation car elle ajoute du cœur, et ainsi confère à l’expérience la force de la vérité. Le livre contenait un CD. Jai aimait écouter le CD lorsqu’il jouait avec ses jouets (ou avec sa sœur). Il aimait entendre prononcé son nom dans chaque phrase. Et qui sait, il comprenait peut-être même ce qu’ils disaient. Mais avec son manque de maîtrise de l’anglais (à 3 ans), qui sait ce qu’ils ressentait vraiment en entendant son nom prononcé encore et encore dans des centaines de phrases thaïes.

[…] CS, Boulder, Colorado, E-U

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